Il existe certaines pratiques bien précises concernant l’anatomie féminine et l’hystérométrie en fait partie. Faisons le point sur cette technique, son objectif et ses risques associés.

L’hystérométrie, qu’est-ce que c’est ?

Définition

L’hystérométrie décrit en médecine le fait de mesurer la profondeur de l’utérus. En d’autres mots, la longueur entre la cavité utérine et l’orifice externe du col jusqu’au fond de l’utérus. Cet examen se réalise avec un instrument constitué d’une fine tige en métal, appelé hystéromètre. Ce dernier est gradué en centimètres. Il existe aussi des hystéromètres fabriqués en gomme souple et à usage unique. Dans tous les cas, le résultat se situe en général aux alentours de 6 cm, 8 cm ou encore 9 cm.

Quel est l’intérêt de cette mesure ?

On effectue une hystérométrie dans l’objectif principal de vérifier la perméabilité du col utérin. C’est également le meilleur moyen pour éviter une perforation de l’utérus lorsque certaines opérations sont réalisées telles qu’un curetage ou une hystéroscopie. Grâce à l’hystérométrie, il sera également plus facile par la suite de pouvoir poser un stérilet en toute sécurité et sans risques de perforation utérine.

L’autre intérêt est de pouvoir transférer correctement les embryons lors d’une fécondation in vitro sans avoir de traumatismes au niveau de la muqueuse endométriale. Ensuite, utiliser un hystéromètre peut permettre de libérer des synéchies utérines ou muqueuses situées dans le canal cervical. Enfin, cela peut être utile lors d’une opération coelioscopique.

Comment se déroule la pratique ?

Pour commencer, il faut vérifier l’hygiène du col féminin. Les médecins se chargent de le nettoyer à l’aide d’une compresse sèche et d’un antiseptique spécial comme de la bétadine. La pratique se déroule en général sous valve et spéculum. On utilise une pince de Pozzi pour saisir le col. On introduit ensuite l’hystéromètre en prenant soin de ne pas toucher les parois du vagin. Les mouvements doivent être délicats à ce moment précis. Cela ne doit pas être douloureux pour la patiente. Le résultat normal pour la longueur totale de la cavité est en moyenne situé entre 6 cm et 9 cm.

Hystérométrie, indications et précautions à prendre

Les précautions de rigueur

Lorsque vous être confrontée à ce type d’opération intra-utérine, il existe certains risques. Il est donc important de respecter certaines précautions. Tout d’abord, il faut pratiquer l’examen durant la première partie du cycle féminin ou avec une contraception efficace. Effectivement, le but est alors de ne pas prendre de risques quant à une grossesse éventuelle. Le danger le plus important lors de l’intervention est celui de la perforation. Afin de prendre les plus grandes précautions d’usage, il est préférable d’effectuer préalablement une échographie ainsi qu’un toucher vaginal.

Antéversion ou hyper-antéflexion ?

Si, lors de l’échographie, les médecins perçoivent une antéversion normale au niveau de l’utérus, l’hystéromètre devrait passer à l’intérieur sans la moindre difficulté. Sa courbure concave et le côté des chiffres gravés sont alors parfaitement placés. En cas d’hyper-antéflexion par contre, le praticien se doit de tirer sur la pince plus qu’à l’habitude afin de faire pénétrer l’hystéromètre dans la cavité pour prendre les mesures. Si ce dernier ne rentre pas, il se peut qu’il y ait une anomalie du col ou un spasme. L’anomalie devra être confirmée par la suite à l’aide d’une hystérographie ou d’une hystéroscopie.

Source: 

Université Numérique Francophone des Sciences de la Santé et du Sport
http://campus.cerimes.fr/gynecologie-et-obstetrique/enseignement/gynecologie_examen/projet/cours.pdf

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